sirènes hurlantes

flamby prend d’assaut la liberté, avec une voiture de course sans marche arrière …tu veux toucher ? c’est chaud, c’est agréable… peau à peau, sou après sou, raie contre raie, habillés en noir fluo pour tout risquer, au fond les mecs sont tellement jaloux, ils travailleront partout où ils se trouveront, avec des lettres-dessin ils feront le tour du monde dans un bout-à-bouche sidérale; l’art est leur maison, une art qui ne sert à rien, des machines gratuites anti-esclavagistes pour dire le féminin insoupçonné de la nana géante trimbalant un drugstore au cœur du sein gauche et au rez-de-chaussée l’introuvable ciné-club calviniste de madame scob, encore une histoire cimadesque, une drôle d’architecture forgée dans l’absence de plan; il s’agit du célèbre KUBI’TOUR 17 qui débutera la grande marche à stockholm le 1er janvier 2017 en présence de la légion d’honneur en personne et d’un boa de passage …Oyez, oyez, braves gens ! …ça va sabler fort à la bière munichoise d’importation et jfa va se trouver en avance d’une décade sur la guerre des sexes, une guerre de joie, jubilatoire, la nuit contre le jour, cette rencontre avec le ministre de la santé suédois aura été décisive pour retrouver les rêves érotiques évanouies dans la nuit népalaise, vous ne faites pas assez l’amour, lâchera-t-il au milieu d’une phrase anonyme …et le miracle fût; les poumons rococo de madame kiki ne vont pas résister à l’épreuve et l’archevêque de montréal prendra la tangente juste avant la ligne d’arrivée, encore une fuite anglaise en mi mineur pour oboé; bref, il ne faut pas l’avoir sur le dos, elle le chasse de son lit avec une sculpture monumentale, ciao cretino ! ce sera un bunker conçu pour l’ère post-nucléaire avec trois toboggans en compétition positive : décidément, personne résiste aux billets de banque même si le compte n’y est pas ! faisons un grand rêve comme une visitation socialiste à la cellule inodore du quatrième, installons le mythe au cœur de la forêt sauvage pour sauver l’occident plongé dans les eaux glacées du calcul égoïste tant vanté par des traders méta-macroniens lâchés en pleine nature par la banque rothschild à la veille les vacances de la mi-août; tout compte fait ils finiront pour exploser subitement en mangeant une tonne de bananes au milieu de la nuit polaire; on parlera alors d’un complot, d’une vaste escroquerie aux alentours de 300 milliards de dollars en petites coupures : une pyramide de pognon incommensurable ! un escalier vers dieu… en réalité, seul le mensonge monumental permet d’atteindre le cœur d’un large publique et échapper ainsi au huis-clos des marchands de karglaces postés aux quatre coins des ronds points normands; les arcanes du tarot seront auto-financés avec une ligne de parfums à son nom pour rendre les gens heureux et sans angles droits …l’eau est bonne quand elle capte l’arc-en-ciel vagabond; à la fin je me demanderai toujours, igor es-tu là ? …cher rossignol d’une banlieue orbitale lointaine; les productions zavarof présenteront jusqu’au bout de la nuit, envers et contre tout, SIRÈNES HURLANTES, oeuvre majeur inachevée, placée aux antipodes du néo-vieirisme répétitif …marchant tant bien que mal sur le sentier étroit, je demanderai à chaque pas: dis chérie, quand tout cela va sauter ?

28658_1462648488938_110094_n

Publicités

zavarof, codex

Image

zavarof revient au foyer du roc (la haute ville / 50400 granville) pour exposer CODEX, l’histoire d’une république X en 20 chromos de légende. Leur rapport immédiat au temps présent s’inscrit dans un temps historique surdéterminé par le choc permanent entre les innombrables riens et la poignée d’oligarques. Le monde ou rien, crie la rue. « Nous ne sommes rien, soyons tout », suggère le poète (E. Pottier, 1871).

du 11 au 24 septembre 2017 / tous les jours de 11 h à 19 h.

IMG_2416

codex – expo au foyer du roc, granville, du 11 au 24 septembre 2017

IMG_2523

PAYER POUR LE SUD… peuplé de jeunes âmes confuses, tatouées, piercées & selfitisées, jogging-zigzaguant à travers la dernière cohorte de vieilles putes germanisées & grognardes crachée par un bus-tir-ovni sur les trottoirs du centre-ville, le sud subit encore une nouvelle vague dévastatrice : la gentrification. le soleil dans sa grande bienveillance écrase tout sur son passage/repassage, du lever au coucher, jour après jour – aux avant-postes Bausch & Lomb et L. Bettencourt pansent les bobos idiots.
dans l’apparente cohésion du visible, tapissé d’un green bien gras, parsemé ici et là de quelques trous à rats, la collection de masques bilderberg et le camouflage hollywoodien d’usage, remplacent à leur avantage la rhétorique surannée des vils écrivassiers du passé. « Le plumitif lui dit : je suis sans crédit pour faire du bien ; tout mon pouvoir se borne à faire du mal quelquefois » (Voltaire, l’Ingénu, 13).
poutine, qui a probablement lu marx, confiait le 5 juin 2017 à la chaîne américaine NBC ce secret de polichinelle : « les présidents viennent et partent, même les partis au pouvoir changent, mais la ligne politique reste en place. alors, d’une manière générale, peu importe qui est à la tête des Etats-Unis. nous savons à peu prés ce qui va se passer ». aux prochaines élections, c’est promis : rothschild au nom de la grande corporation libérale visant la gouvernance mondiale, fera savoir au peuple, par le truchement de la presse immonde, qu’il présentera au verdict des urnes son cheval favori, Incitatus ! celui qu’a une écurie de marbre avec une mangeoire en ivoire, une couverture pourpre et un collier incrusté de pierres précieuses. « Le fascisme moderne est un fascisme rampant que par phases cumulatives et révolutions de palais accouche d’un état policier, façonnant pas à pas une société civile militarisée . L’instrumentalisation à grande échelle de la terreur est l’outil opératoire de ce processus » (P. Canaris)
MATER POUR LE SUD… celle qui courtisait les photographes animaliers et les agents secrets reconvertis dans dans l’industrie des pesticides & fertilisants, forçait le destin et l’admiration de son entourage par son extraordinaire capacité d’être toujours là, au bon endroit au bon moment, toujours une serviette blanche à l’épaule prête à éponger le sperme débordant. (« Madame, depuis qu’on vous a fait chevalière de la Légion d’Horreur, vous ne cessez pas de grimper aux arbres, pour me dire : vu d’ici, Monsieur, vous êtes un crapaud » , Vicomte de Pinencourt, 1816).
mais bon sang de bonsoir ! …ces doctes sapir sapiens occidentaux émérites, prétendent du haut de leurs chairs à canons, qu’il n’y a pas de solution miracle ou instantanée à la terreur, sans oser se poser cette question ingénue de base : et si on arrêtait d’un coup l’agression impériale meurtrière donc sont victimes les peuples et nations du moyen orient, pour voir ?
made in china, made in india, ce ne sont que des rivières de sueur et larmes parmi les innombrables, cheap but very fun, man ! la ikearisation des esprits ou la vie rustinée à bloc / de gauche poursuivra sa route cahotante avec les acquiescements des baizuo, ces drôles de bestioles bariolées qui entre la peste ou le choléra choisiront toujours le libéralisme – promis, le dernier, pour la route !
VOYAGER POUR LE SUD… ex-cédé par le vol énervant d’un bourdon, il a décidé tout d’un coup, de tondre la pelouse du jardin avec un coupe-ongles électrique acheté dans un drugstore à NY; avançant tant bien que mal à la vitesse du robot curiosity sur la surface de mars, il a fini pour piquer une prévisible crise de nerfs; le lendemain matin je lui ai apporté sur son lit de souffrance existentielle un café-crème décaféinée et deux langues de cerf.
au tomber de ta jupe mauve plissée sur le paysage dévasté, j’ai rêvé d’un énorme cul étoilé de saucisses-frites-sauce moutarde, alors qu’à deux pas de ton nuage rose tapissé de promesses, à st-jean-du-dessert, la mariée haute en couleuvres venait de rendre l’âme victime innocente d’une overdose de sodokus sodomites.
sur ce, le golem (emet/met), morpion Ier, emperor ex-nihilo, jubilait, jubile, jubilera à l’ombre de la mystérieuse statue moaÏ de Steele & Holt construit par la firme Elberton Granite Finishing Company; notre topor national aurait peut-être regretté «não vivermos tempos com turbulentas turbas perturbando as turbinas do torpor»